Le mot du président

La fraternité est une pensée personnelle. Elle devient une opinion quand nous souhaitons la partager. Sur toutes les Mairies de notre maison commune le mot fraternité évoque une opinion universelle : l’humanité a un destin commun, par de là le territoire, la nation, l’entité politique d’un pays. L’utopie est nécessaire pour se protéger dans l’avenir, nous extraire de notre monde contemporain.

Ceci m’évoque aujourd’hui le souvenir d’un objet symbolique qu’un personnage important pour moi m’a transmis : un obus évoquant les luttes contre le camp militaire du Larzac. En ce temps là, il avait marché avec sa caméra jusqu’à  Paris. Ses convictions étaient antimilitaristes, il avait trente ans.
Depuis, les guerres, les conflits armés se sont succédés : Yougoslavie, Rwanda, Malouines, Algérie, Lybie, Syrie et Palestine . Et partout, plus que jamais, l’utopie fraternelle est une évidence, une nécessité, un impératif que nous devons perpétuellement remettre sur le métier.

L’humanité, depuis la nuit des temps, prospère, évolue, s’épanouit par le regard qu’elle porte à sa conscience, le pouvoir d’écrire, de peindre, de chanter, d’être musicien. Toutes les évidences qui relient les Hommes entre-eux, les échanges culturels, économiques, politiques prouvent que le métissage sous toutes ses formes est une destinée irrévocable pour chacun et pour tous.

La réalité contemporaine des violences de tout poil perdra inévitablement la guerre. Tout l’enjeu est de savoir ne pas l’alimenter, bien au contraire la désamorcer. L’utopie est l’énergie nécessaire à tout épanouissement personnel et humain.

Nous sommes individus parce que conscients de nous-mêmes, désireux de nous rencontrer et de rencontrer l’autre.

                                                                                                                                                                                Pierre Amposta